Cet été, des chaises longues seront à votre disposition gratuitement dans le parc.

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Le 1 août est la fête Nationale Suisse, le hasard a voulu que le même jour soit également une date importante pour l’Amérique Latine, en effet ce jour-là c’est la fête de la Pachamama, notre terre-mère-nourricière.

Nous vous invitons à venir fêter avec nous au Jardin Partagé du Parc de Franchises le jeudi 1 août à 19H00, notre bien commun le plus précieux : la terre qui nous nourrit.

Cette cérémonie dont le rituel ancestral consiste à faire notre offrande à la mère terre en retour et en remerciement pour sa générosité.

Venez nous rejoindre avec votre spécialité culinaire ou votre graine préférée ou votre repas habituel pour partager avec nous et avec la Pachamama un moment convivial et fraternel.

Cette célébration, portée par les communautés Quechuas et Aymaras est héritée de leurs ancêtres d’avant la colonisation, est toujours très vivace dans toute la Cordillère des Andes, de l’Équateur au nord de l’Argentine et du Chili, en passant bien évidemment par le Pérou et la Bolivie.

Si la date officielle de cette fête (que l’on appelle aussi Challa, Ch’alla, Challaco ou Pago) est fixée au 1er août, elle se déroule dans les faits tout au long du mois (et même parfois une fois par mois tout au long de l’année dans certaines régions !). Chaque cérémonie peut être initiée par une famille, une communauté, un village, une institution, ou tout simplement un groupe d’amis.

La Pachamama est la déesse-terre; déité majeure et incontournable de la cosmogonie andine. Elle est essentiellement associée à la fertilité et à la protection, un peu comme la Gaïa des Grecs. Elle est considérée comme l’être vivant à la base de tout : de l’homme, du monde animal, végétal ou bien minéral. À partir du 16ème siècle et de l’arrivée du christianisme, le culte de la Pachamama est très vite associé, par syncrétisme, à celui de la Vierge Marie.

La cérémonie consiste donc à la fois à remercier la Pachamama pour les bienfaits de l’année écoulée, mais aussi à s’allier ses bonnes grâce pour la nouvelle année qui commence (le mois d’août marque en effet de ce côté du globe la fin de l’hiver) ; en espérant en premier lieu suffisamment de pluie, ainsi que de bonnes récoltes futures…

Elle implique également, outre la générosité, un acte de réciprocité. C’est ainsi qu’après le rituel d’offrandes à la Pachamama, c’est au tour des hommes de profiter de ses bienfaits et de partager entre eux un bon repas… bien arrosé !

Un large trou est creusé dans la terre à un endroit symbolique, par exemple sous un arbre centenaire, ou bien à un point haut (généralement au même emplacement que l’année précédente). Ce trou, que l’on désigne par le terme de “boca” (la bouche) est en quelque sorte, tout aussi symboliquement, le chemin qui mène au centre de la terre.

Après avoir purifié l’air à l’aide de fumée pour éloigner les mauvais esprits (on se sert d’encens et de cigarettes, allumées et plantées dans le sol), les participants vont chacun à leur tour (en général par petit groupe de deux ou trois, amis, couple, famille), s’agenouiller au bord du trou puis, les mains jointes, y verser “religieusement” les “nourritures terrestres” que leur passe l’officiant.

Il est possible de faire des vœux au cours de ce repas offert à la Pachamama, ou bien de déposer au fond du trou de petits de cartons colorés symbolisant chacun une demande de promesse pour l’avenir.